N°7 AMOUR

DÉCEMBRE 2014:

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Il est une personne qui sans le savoir a joué deux rôles simultanés pour moi, comme une seule action qui aurait eu deux conséquences. Ce fut une première, il fallut du temps pour l’interpréter !
Deux représentations s’entrechoquaient de cette personne en moi. L’une m’est chère et est mon tout. L’autre paraît fausse et illusoire comme une déformation qui tarde à se faire accepter.

Il m’a faite. En ce sens que sans sa rencontre je n’aurais jamais recherché ma Persona. Plus justement, je n’aurais pas eu le besoin vital de retrouver des morceaux épars, de redonner un sens à ce qui tournoyait… Le négatif amène du positif —> cette recherche intense est née de cette histoire. A partir d’un noeud chaotique dans mon esprit. Il est donc la source.

Il m’a défaite pourtant. Tout ce que tu n’idéalises pas et qui prend sens pour des raisons justes et quasiment rationnelles – oui dans le domaine sentimental, n’allons pas jusqu’à parler de rationalité extrême – se met en scène et gît dans ton esprit comme si de rien n’était. Comme s’il n’y avait pas eu de revirements, de vestes retournées ou encore de paroles biaisées… Ce que tu n’idéalises pas ne meurt pas. Aussi logique qu’un axiome, ce lien ne se brisa jamais.

Depuis lors, deux représentations d’une même personne persistent et signent, comme une dernière trace de la beauté – si rare – de l’amour vrai: l’amour qui n’idéalise pas.

N°6 L’INSTINCT DE VIE

DÉCEMBRE 2014:

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Faut toujours faire confiance à ton instinct.
Oui, notre cerveau enregistre et laisse reposer des perceptions que nous, consciemment, ne retenons pas. Ainsi, au moment où tu as une sensation de déjà-vu ou une méfiance instantanée envers une situation ou une parole réfléchis pas !

On ressent plus les choses qu’on ne les comprend.
C’est comme ça…

Pour les plus procéduriers et les bourrés de principes – j’en faisais partie – ça paraît irréfléchi, impensable, mais souviens toi…

Souviens toi après cette trahison de x. Tu t’étais déjà posé plein de questions à son sujet. Il y avait déjà de multiples paroles qui t’avaient interpellées , mais trop insignifiantes. Eh bien oui. L’insignifiant ne marque pas, l’insignifiant ne compte pas. Pourtant …

Tu as bien fini par avoir cette pensée, non ? ~ “J’en étais sûr !”~

N°5 LÀ OÙ MES CHANCES RÉSIDENT, MES TENTATIVES RÈGNERONT

DÉCEMBRE 2014:

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J’ai voulu sauver une âme aujourd’hui: la récidive n’a pas meilleure conséquence que l’apprentissage !

Cette âme que je croyais pure, en tout cas sauve des plus bas périls tels que la méchanceté, l’arrogance, l’autosatisfaction aussi, m’a réveillée suite à l’échappée impudique de son mal être et de son manque d’amour propre.

Parce qu’élevée par mes quelques recherches & questionnements, j’ai depuis longtemps abouti à une merveilleuse conclusion qui fait le bonheur de mes journées, lors de ces instants où j’en reprends conscience:

—> Nous DEVONS nous guider par notre fureur de vaincre et de réussir en direction du futur et non par notre rage et notre dépit en direction du passé !!

C’est la mort lente qui t’attend dans le cas contraire…

Ainsi je m’adresse à toi et je t’offre cette dernière pensée avec toute mon incorrigible affection: Pense à ton obsession, ton rêve et mets tout en oeuvre pour le réaliser. Sois un guerrier !

Un contre exemple: Francesca et Robert qui ont fait un choix tragique impliquant de laisser derriere eux ce qui, pour sûr, était la plus belle aventure de leur vie… Leur “obsession” comme le dit Robert alias Clint Eastwood.

N°4 AUX AS QUI ONT PIQUÉ MON 💛

NOVEMBRE 2014:

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Je n’aurais jamais cru revendiquer haut et fort cette pensée, mais à la manière de Meryl Streep, désormais j’avancerai accompagnée de mes semblables en pensées et en actes et je laisserai de côté les individus ayant désiré s’ériger en obstacle ou donner une direction à mes volontés.

Forte de mes expériences j’affirme mon désir fort de n’aimer que ce que j’aime et de ne m’entourer que de ce qui m’attire. L’amour est subjectif, nul doute, mais la haine est palpable. Ainsi, vous ayant écartées de ma route, j’esperais dévoiler l’expression irritée de ma conscience de vos actions.

Il m’appartient de vouloir ou de ne pas vouloir marcher en votre compagnie très chères.

Ne m’en tenez point rigueur, vous êtes l’élément déclencheur, tout simplement celles qui m’en ont soufflé l’idée…

 

 

N°3 QUI T’ES ?

NOVEMBRE 2014:

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Tu me connais même pas et tu penses avoir tout compris de qui je suis.

Tu ne sais même pas à quoi j’aspire et avec quelle complexité j’imagine la vie, et tu veux me sermoner.

Tu ne t’intéresses pas sincèrement à mes projets et mon vécu et tu crois que c’est normal.

Tu tentes tout ce que tu peux pour déconstruire l’image positive et idéale de mes rêves !

Tu dis que tu le fais pour mon bien !

Tu craches ta valda seulement quand je te mets au pied du mur !

Moi je m’aperçois à ce moment là seulement de ton hypocrisie !

Tu ris de mes échecs !

Tu as un rictus quand t’entends parler de moi !

Tu attends le meilleur moment – celui où je tombe – pour ramener toutes tes piques favorites !

Tu dis que tu m’aimes bien mais chaque fois qu’on discute je ressens un malaise en rentrant chez moi !

Mais qui tu es ? Quelle trace tu laisses ?

Parce que moi j’hésite maintenant, je suis perplexe je ne sais plus qui j’ai en face de moi.

N°2 DU COURAGE

OCTOBRE 2014:

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Ce n’est pas facile de relater ses enseignements sans avoir l’impression de donner des leçons. Mais la différence entre le donneur de leçon et le sage, c’est que le sage enseigne ce que la vie lui a elle-même enseigné. Ainsi, sans paraître martyre je reconnais avoir reçu de nombreux – et ô combien précieux – conseils de mes expériences.

Tout d’abord j’ai du être une personne observatrice. Et je le suis toujours. J’observais et je pensais. Les instituteurs, les copines, les parents. J’observais mais j’oubliais d’agir. Ce qui, à mon insu bien sûr, a provoqué une différence entre la personnalité interne – ce que tu es, ce que tu vaux et que tu penses de toi – et la personnalité externe – ce que tu renvoies comme image. J’aimerais même m’arrêter là mais justement je vais m’armer de courage pour continuer d’expliquer la Persona …
Ce que tu renvoies comme image en étant naturellement très introspective et timide, c’est de la faiblesse. Détromper les gens sur ce que j’étais vraiment était donc la première bataille héritée de ma naissance.

Ensuite, j’ai voulu me plaire à moi-même. Me satisfaire en menant ce qui pour moi était un défi, pour vous autres extravertis, une évidence. Et à vrai dire la remise en question était la clé de voûte du désir de changement. Changer. Évoluer. Extérioriser. Partager. L’humour ma grande force depuis toujours fut mon grand allié ! Et j’ai conquis les plus beaux territoires. Cette bataille fut menée avec des tactiques telles que la franchise, l’ironie et l’indépendance. La douceur naïve se transformait en énergie intrigante. Bienvenue dans le monde. Tu plais désormais. Et tu as créé une Persona qui te sied à merveille. Tu es vraie et tu plais. Quelle revanche pour moi.

Et puis les réussites sociales se sont succédées. Aussi les déceptions n’ont-elles point disparues. On ne fait, à 18 ans, qu’entrer dans le monde… On ne le domine pas encore.
Si la première bataille m’avait procuré une sensation de confiance et la certitude d’un point de non retour, cette deuxième bataille me sembla être la dernière. L’amour cette fois.
Il me fallut la force d’un lion pour retrouver la même sérénité que l’on éprouve, jeune, innocent et ignorant de ce que peuvent être les failles de l’Homme.

Mais pourquoi faut-il d’abord vivre une experience douloureuse pour se figurer qu’une telle douleur existe? Je pensais que l’avis des autres faisait autorité – parce que provenant de personnes qui voulaient mon bien – et je croyais à leur sous-entendu: tu t’es faite avoir et c’est parce que tu es naïve. C’était de ma faute. Voilà le paradigme nécessairement trompeur qui menait mes réflexions. Piégée. Jusqu’à ce que je comprenne que la question était plutôt: comment peut-on, sans expériences marquantes se forger et apprendre à lutter contre soi-même ?
Réussir une première fois à lutter contre moi-même pour devenir meilleure ne suffisait pas. Il fallait tuer l’illusion ou les illusions plus justement qui brouillaient ma vision. Et pour avancer dans sa vie et réaliser des choses, il faut être visionnaire. Plus une vision est claire et émancipée, plus elle a de chance de se réaliser.
Désillusionnée, dépolluée, ma vision se mit à voir clairement les bonnes choses. Il restait à se réconcilier avec soi et oser s’avouer qu’il n’y avait plus de raison de se méfier de l’autre. Aucune raison de laisser la peur m’embarquer. Rationnellement simple, emotionnellement compliqué…

Eh oui, la troisième bataille – et sûrement la dernière du point de vue de l’apprentissage de l’émancipation – se cachait ici: retourner sur un terrain que l’on sait miné en assumant d’être armé. Et d’une manière surprenante, ce choix je l’ai fait.

Accepter sa vulnérabilité révèle en fait un Grand Courage.🚩

 

 

N°1 LES IDOLES

En 2014 j’ai créé une page Tumblr, La Persona, afin d’immortaliser un an de pensées…

 

OCTOBRE 2014:

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Elles sont au nombre de trois.
La première s’impose par son succès planétaire. Dans les années 90. Une époque où la musique que tu écoutes définit ton goût vestimentaire, tes idéaux, ta clique, ton système de pensée peut être même… Je venais de naître. C’est pourquoi je ne l’ai découverte que tardivement en 2004, au moment de la compilation de leurs plus grands tubes. No Doubt. Ensuite elle m’a fascinée par son leadership dans le monde de la mode sûrement du à son indépendance et son ambition: créer et non pas représenter. Elle m’a apporté l’instinct de l’authenticité. Deviens ton propre produit, et non celui de la société. Une vraie femme d’affaires, une maman équilibrée. Une femme.

La deuxième je l’ai connue il y a moins de cinq ans, sur un plateau TV. C’est marrant elle avait connu une notoriété mondiale en tant que Top model égérie spéciale de M. Karl Lagerfeld pour la maison Chanel, et moi j’apprenais son existence en tant que chanteuse. Un album aux photographies noir&blanc, tenue correcte androgyne, rebelle à la cigarette, cheveux long décoiffés à la 70s: Here comes my hero. Le son, tout simplement une version auditive des photos de l’album. Parfait. J’ai donc continué de suivre l’histoire de cette icône… La meilleure amie de Pete Doherty a du chien. Le genre de personne qui s’habille comme elle vit. Elle vit comme une révolutionnaire parmis les courtisans. C’est une passionnée qui reste elle même et qui attire par sa singularité d’être cette femme.

La troisième m’est apparue dans un magazine vers 2007, enfin plutôt ses vêtements. Originaux, structurés, j’ai accroché. Mais quand l’année dernière j’ai découvert l’intégralité de ses collections, et l’histoire de sa marque j’ai été conquise, vraiment. Une intelligence, un repère au fil des collections et toujours cette indépendance qui fait toute sa spécificité. Elle fait des formes et des matières des pièces uniques, mémorables. Aujourd’hui je m’apprête à travailler avec elle. Et il est sûr que j’ai accroché à cette femme.

Gwen Stefani — Irina Lazareanu — Laetitia Ivanez.