ON RÊVE

imageParis inondé début juin 2016

« Je ne pense pas que la France dorme. Je crois qu’elle rêve »*

On peut lire et entendre dans nombre de conférences en développement personnel que le bien être provient de l’état de concentration sur l’instant présent.

En effet on constate que:

Rester ancré dans le passé te maintient dans une mauvaise remise en question, dans un excès de ressassement, et dans l’inaction car tu n’agis plus pour l’avenir en faisant cela.

Et vivre dans le futur c’est comme idéaliser sa vie, stagner par la remise à plus tard, ne pas utiliser le temps à bon escient, vivre dans un rêve…

On rêve n’est ce pas ? Certains d’entre nous vivent dans leurs rêves ?

Eh bien moi je pense que c’est bon. Je m’explique:

Je pense sincèrement que vivre dans le futur ça aide.

Premièrement ça peut aider à surmonter le passé justement. Tu te crées des espérances et tu visualises concrètement le meilleur/ le plus beau pour toi.

Deuxièmement ça prépare le terrain. Et c’est à ce moment précis qu’un entraînement intensif est requis. Tu dois développer la capacité de rêver et d’agir. L’UN & l’AUTRE. Pas l’un puis l’autre. Pas l’un sans l’autre. Il faut planifier ses désirs, tout commence par LE plan. C’est bon pour le moral, c’est bon pour l’estime et la condition est de savoir monter les marches jusqu’à ce rêve.

Troisièmement ce plan te permet de ne pas te perdre. Tu ne dois pas considérer que ton bien être viendra APRÈS. Que « pour l’instant… », « qu’après on verra bien… ». C’est ça l’erreur. Tu mérites de vivre heureux. Et quand bien même tu prépares les beaux jours, pour garder ton souffle, ta joie de vivre, l’énergie dont ton plan a besoin, tu dois penser à toi maintenant.

image.jpegCoupe d’Europe 2016

Tu vois ce que je veux dire ?

Parce que si je te disais « pense positif, pense à l’instant T », en voyant que ta situation n’est pas différente de ce qu’elle était hier, en voyant les sensibles, voire imperceptibles changements dans ton existence, aurais-tu eu le courage d’espérer ? Aurais-tu persévéré à croire ? Ou est ce que tu te serais remis presque aussitôt à revivre ton passé ?

Je pense que penser l’instant T uniquement ça n’existe pas. Pas quand on est « en préparation ». On tangue entre l’un et l’autre: le passé et le futur.

Rêve. En dépit du préjugé d’autrui qui te croit juste « endormi », rêve. Tu vas y arriver. Et tu n’y arriveras que parce que tu y penses avec obsession.

Anthony Robbins a dit la même chose !

« Avant toute chose vous devez rêver. Pour qu’une chose se produise dans le monde, elle doit d’abord se produire dans votre esprit. »

image.jpegFestival Lollapalooza Paris 2017

*Émission « Un œil sur la planète » spécial Canada.

 

écrit par Anaïs Antihéroïne.

MAKE IT HAPPEN

Bienvenue dans un monde d’autodidactes:

Ils ont tous un rêve

Ils ont tous une manière différente d’y faire face

Et ils partent tous de zéro

Oui la trajectoire du film Flashdance est celle-ci: apprendre à avoir de la vision.

 

image

 

Alexia, 18ans, a déménagé à Pittsburgh où elle travaille comme soudeuse sur le chantier de Nick, son patron, qui lui fait la cour.  Elle a rencontré dans cette ville Jenny, sa meilleure amie, qui travaille avec elle le soir dans un café-cabaret en tant que serveuse, avec également Richi son petit-ami qui lui est cuisinier.

Ce café-cabaret regorge d’artistes déchus et d’artistes en devenir…

 

image.png

 

Les artistes déchus: Dans le film ce sont ceux qui ont autour d’eux un entourage qui ne croit pas en eux; ou ceux qui ont délibérément abandonné en cours de route.

Jenny est confrontée systématiquement aux remarques sarcastiques et dures de son père qui ne croit pas un seul instant au « professionnalisme » de sa passion pour le patinage. Après avoir échoué aux qualifications d’une compétition, Jenny finit par aller danser dans un bar à hôtesses et accepte de sortir avec un escroc de qui elle rejetait les faveurs depuis longtemps.

Richi rêve de devenir un comédien de stand-up. Son patron qui le considère comme son fils, rit de ses projets d’aller se produire à L.A. et n’a de cesse d’essayer de lui faire comprendre que ce n’est pas en faisant deux apparitions sur la scène de son café-cabaret qu’il atteindra les plus grandes scènes. Richi fonce et part pour L.A. en quittant tout. Il reviendra, sans avoir vraiment tenté, sans avoir réussi.

L’une des danseuses confirmées de ce café-cabaret raconte un jour à Alexia que très jeune elle investissait énormément dans sa passion pour la danse. Elle s’achetait des robes très belles et coûteuses et en faisait la collection. Puis sans savoir pourquoi elle a tout laissé tomber.

 

Les artistes en devenir: Ce sont ceux qui croient en eux et ont la force de sauter le pas ou ceux qui ont un entourage qui les guide positivement.

Nick le patron et petit-ami d’Alexia lui explique que quand il était petit il était « fauché comme les blés » et que dîner dans des restaurant étoilés était son rêve. Il a cru en lui et a franchi les étapes pour finir maître de chantier.

Hannah l’ex danseuse étoile, est la petite-mère d’Alexia. Cette femme âgée a façonné son éducation artistique et son interprétation de la danse classique. Hannah guide continuellement Alexia en lui expliquant que si elle ne tente jamais, elle ne saura jamais. Et pour devenir une danseuse étoile, elle a du évidement croire en elle.

Une autre danseuse qui est aussi une copine d’Alexia, lui demande conseil sur l’action à mener avec son petit-ami: doit-elle l’appeler ou attendre qu’il l’appelle ? Et systématiquement, Alexia répond avec sérénité « il appellera ». En effet à la fin du film la danseuse apparaît, se tenant au bras d’un homme et s’écrie en regardant Alexia « Il a appelé ! ».

 

image

 

Quant à Alexia c’est une danseuse instinctive qui n’a suivi aucune leçon académique. Elle se sent en difficulté. Mais du plus profond de son être elle croit en elle. Elle s’entraîne le soir en rentrant du travail, elle joue de véritables « spectacles » au café-cabaret et elle économise consciencieusement pour financer ses frais d’études dans une école de danse.

Aussi, elle a cette chance d’avoir un entourage capable de la guider chaleureusement et sévèrement quelques fois, dans les moments de doutes. Alexia bénéficie donc de modèles qui lui transmettent leurs secrets:

Nick: « Tirer un trait et tout recommencer. Comprendre ce que je voulais au fond de moi et y arriver. »

Alex: « Tu sais pas que t’as réussi ? Comment t’as fait ? »

Nick: « J’ai pris mon élan et j’ai sauté dans le vide. »

 

image.jpeg

Mais son problème est qu’elle ne parvient pas à passer du rêve à la concrétisation:

Hannah: « Oh… Les rêves, les rêves, c’est bien mais ça n’est pas ça qui te fera atteindre ton but. »

Alex: « Mais j’ai fait mes économies si jamais ils décident de m’accepter, j’ai de quoi vivre. »

Hannah: « Ma chérie tu sais bien que tu n’auras aucune chance tant que tu n’auras pas passé une audition. Alex tu as déjà 18ans, tu dois choisir. Qu’est-ce que tu attends ? Allez fais-le ! »

Alex: « D’accord. »

Hannah: « Je compte sur toi chérie. »

 

image.jpeg

Elle doute jusqu’à rejeter une main secourable et s’inventer de fausses excuses:

Alex: « Tire-toi et va t’amuser avec ta petite Porsche. Fous le champs ! »

Nick: « En vérité tu as une trouille bleue d’aller passer ton audition. »

Alex: « C’est faux. »

Nick: « Mais si tu as la trouille, la preuve tu te sers de moi comme d’une excuse pour ne pas y aller. »

Alex: « Tire-toi. »

Nick: « Tu vas tout perdre Alex. Je vais te dire un truc: quand on abandonne ses rêves on meurt. »

 

image

 

Elle ne va plus au travail, ni au cabaret. Elle commence à fumer.

Danseuse: « Où tu étais ? »

Alex: « Nulle part »

Danseuse: « Qu’est-ce que tu fais ? »

Alex: « Je ramasse mes affaires. »

Danseuse: « Si tu en es vraiment à ce point là, pourquoi tu ne te tranches pas les veines pour en finir ? Moi qui te croyais invulnérable. »

 

Avoir de la vision ce n’est pas seulement CROIRE EN SOI, ce n’est pas seulement avoir un ENTOURAGE positif.

Avoir de la vision c’est PLANIFIER des actions et fournir des EFFORTS pour toujours avancer.

 

ENGAGE !!

« Crouch, touch, pause, engage ! »*

C’est sur ce cri de l’arbitre que démarre une « mêlée » au rugby.

image

Et moi c’est une métaphore de ce cri qui me réveille et rythme mes actions quotidiennes. Parfois ça peut être pour postuler, d’autres fois pour me motiver à réviser mes partiels, ça m’est arrivé pour me donner le courage d’aborder une personne dans la rue ou encore pour se remettre à penser positivement au moment où quelque chose ne se passe pas comme prévu.

Et s’il y a bien un domaine pour lequel ce cri « engage  » me réveille c’est concernant mes projets de vie et mes études. Si en amours j’ai très longtemps été habitée d’éphémères certitudes, au regard de mes ambitions je n’ai toujours été que trop sereine. J’ai toujours pensé que pour réussir d’où que l’on vienne, il suffisait de s’en donner les moyens.

D’abord, l’éducation primant, j’ai considéré que si l’on s’en donnait les moyens à l’école on ne pouvait que réussir.
Ensuite, l’expérience parlant, j’ai découvert que la réussite était, en realité, surtout une question de personnalité. Mon constat: le succès ne tient qu’à un fil  -> tes efforts + ta croyance.

Parce qu’avec ce mode de pensée tu utilises tes dons et tes qualités d’une manière nécessairement différente qu’avec un mode de pensée « réaliste », défaitiste…

Engage ! Engage !

image

Dis toi que c’est maintenant ! On n’a pas le temps, faut faire vite ! Dépêche toi d’y croire parce qu’il faut que tu t’empresses d’agir.

L’Homme est faible:
Quand il croit être « juste distant », il est souvent « juste jaloux »
Quand il se croit obligé de donner un avis « cynique mais pertinent », il parle en réalité pour transcender son dépit de ne pas être aussi bon
Quand il n’ose pas réaliser ses rêves, il se dit et dit à autrui que c’est « parce qu’il a les pieds sur terre »…

Réveillez vous…]

Engage c’est s’obliger à rester en éveil.
Garder les yeux ouverts pour toujours être prêt à se renouveler.

En cas d’échec ? Plan b. En cas de trahison ? Faut se faire une raison. En cas de difficultés ? Faut persévérer. En cas de souffrance ? Il y a la résilience.

Personne n’évite cet iceberg qui cache le bonheur et qu’il faut pourtant apprendre à contourner pour arriver à ses rêves : le malheur.

Même si tout le monde y a droit, pas d’excuses. Engage !

Dans le film Invictus sorti en 2009 de Clint Eastwood, qui se concentre sur le contexte de la coupe du monde de rugby et explique l’une des stratégies politiques de Nelson Mandela fraîchement élu, un dialogue métaphorique (entre lui et le capitaine de l’équipe d’Afrique du sud de rugby) m’a frappée:
Nelson Mandela:  – « Comment va votre cheville ? »
François Pienaar: – « À vrai dire, on joue toujours plus ou moins blessé »

Demande à Zlatan Ibrahimovic si ses blessures (août 2014, septembre 2015, mai 2016 entre autres) l’ont empêché de marquer ses 156 buts au PSG et de devenir ainsi le meilleur buteur de ce même club…

On peut déjà se consoler et se résilier avec des mots de William Henley par exemple.
En tout cas, moi, après les avoir entendus pour la première fois en 2006, Henley m’a motivée jusqu’aujourd’hui:

INVICTUS

Dans la nuit qui m’environne
Dans les ténèbres qui m’enserrent
Je loue les dieux qui me donnent
Une âme à la fois noble et fière

Prisonnier de ma situation
Je ne veux pas me rebeller
Meurtri par les tribulations
Je suis debout bien que blessé

En ce lieu d’opprobre et de pleurs
Je ne vois qu’horreur et ombres
Les années s’annoncent sombres
Mais je ne connaîtrai pas la peur

Aussi étroit que soit le chemin
Bien qu’on m’accable et qu’on me blâme
Je suis le maître de mon destin
Je suis le capitaine de mon âme

 

*flexion, touchez, stop, entrez!

écrit par Anaïs Antihéroïne.

BEING COOL

« Cause everything designer,
Her jeans is Helmut Lang, shoes is Alexander Wang
and her shirt the newest Donna, Karan
Wearing all the Cartier frames
Jean Paul Gaultier’s cause they match with her persona

Her pistol go… »

image

2005 – 2008.
Adolescente.
Je regarde des clips.
Il y en a certains qui propulsent dans une dimension où le style prime. Je trouve ça beau. Je regarde l’attitude. Et je rêve… Rihanna dans Umbrella, Amerie dans 1thing, Gwen Stefani dans Cool. Et là je me dis: par où on commence ? Ainsi a commencé mon obsession. Une bonne obsession. Je me suis dit que des filles cool à Paris il y en avait énormément alors il fallait ouvrir l’œil.

Observer – Mémoriser – Observer – Mémoriser – Rechercher.

J’aimais pas entrer dans une boutique sans rien acheter donc j’ai entrepris de fouiller sur les sites en ligne. Les sites multimarques du début c’était Shopstyle uk, farfetch entre autres. J’avais même découvert Forever 21, Karmaloop et Uniqlo et je déplorais qu’il ne soit pas possible de se faire livrer en France. J’allais tellement sur internet presque uniquement pour ça qu’un jour sur Facebook j’ai remarqué une pub pour un site multimarques anglais… asos.com.

image

Et c’est allé encore plus vite dans ma tête. Une fois majeure j’ai réalisé ce rêve fou de pouvoir m’offrir la garde-robe parfaite à mes yeux. Je ressentais qu’avoir une culture de la mode couplé au fait d’y travailler à 18 ans, ça boostait une personnalité. À ce moment là et à ce moment seulement j’ai fait fusionner ma personnalité intérieure à mon image extérieure. Alors quand tu t’habilles comme tu penses c’est que les gens qui te regardent voient la persona. Ta Persona.

image

Ça me rappelle la dernière phrase du couplet d’A$ap Rocky: « Jean Paul Gaultier’s cause they match with her persona ». Ah ok. Donc lui aussi est d’accord avec moi ? C’est ce que je voulais dire sur ma page  La Persona. C’est tout ce que je voulais dire. Notre persona c’est notre aura. Et bien plus qu’une histoire de superficialité en fait, cette obsession du look c’est la recherche de soi. Désirer être cool au moment de l’adolescence c’est le passage obligatoire. Un peu critique mais… on trouve sa route.

Je retiens toutefois que le terme « cool » n’a pas une définition figée. Pour moi cool c’était un mélange de Gwen Stefani (sporty, destructuré, minimaliste, d’inspiration musicale en référence au hip hop et au reggae) avec du Irina Lazareanu, donc dandy des seventies.

image

Bon finalement, on peut vraiment tous être cool… quand on a trouvé sa Persona.

écrit par Anaïs Antihéroïne.