N°7 AMOUR

DÉCEMBRE 2014:

image

Il est une personne qui sans le savoir a joué deux rôles simultanés pour moi, comme une seule action qui aurait eu deux conséquences. Ce fut une première, il fallut du temps pour l’interpréter !
Deux représentations s’entrechoquaient de cette personne en moi. L’une m’est chère et est mon tout. L’autre paraît fausse et illusoire comme une déformation qui tarde à se faire accepter.

Il m’a faite. En ce sens que sans sa rencontre je n’aurais jamais recherché ma Persona. Plus justement, je n’aurais pas eu le besoin vital de retrouver des morceaux épars, de redonner un sens à ce qui tournoyait… Le négatif amène du positif —> cette recherche intense est née de cette histoire. A partir d’un noeud chaotique dans mon esprit. Il est donc la source.

Il m’a défaite pourtant. Tout ce que tu n’idéalises pas et qui prend sens pour des raisons justes et quasiment rationnelles – oui dans le domaine sentimental, n’allons pas jusqu’à parler de rationalité extrême – se met en scène et gît dans ton esprit comme si de rien n’était. Comme s’il n’y avait pas eu de revirements, de vestes retournées ou encore de paroles biaisées… Ce que tu n’idéalises pas ne meurt pas. Aussi logique qu’un axiome, ce lien ne se brisa jamais.

Depuis lors, deux représentations d’une même personne persistent et signent, comme une dernière trace de la beauté – si rare – de l’amour vrai: l’amour qui n’idéalise pas.