ENGAGE !!

« Crouch, touch, pause, engage ! »*

C’est sur ce cri de l’arbitre que démarre une « mêlée » au rugby.

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Et moi c’est une métaphore de ce cri qui me réveille et rythme mes actions quotidiennes. Parfois ça peut être pour postuler, d’autres fois pour me motiver à réviser mes partiels, ça m’est arrivé pour me donner le courage d’aborder une personne dans la rue ou encore pour se remettre à penser positivement au moment où quelque chose ne se passe pas comme prévu.

Et s’il y a bien un domaine pour lequel ce cri « engage  » me réveille c’est concernant mes projets de vie et mes études. Si en amours j’ai très longtemps été habitée d’éphémères certitudes, au regard de mes ambitions je n’ai toujours été que trop sereine. J’ai toujours pensé que pour réussir d’où que l’on vienne, il suffisait de s’en donner les moyens.

D’abord, l’éducation primant, j’ai considéré que si l’on s’en donnait les moyens à l’école on ne pouvait que réussir.
Ensuite, l’expérience parlant, j’ai découvert que la réussite était, en realité, surtout une question de personnalité. Mon constat: le succès ne tient qu’à un fil  -> tes efforts + ta croyance.

Parce qu’avec ce mode de pensée tu utilises tes dons et tes qualités d’une manière nécessairement différente qu’avec un mode de pensée « réaliste », défaitiste…

Engage ! Engage !

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Dis toi que c’est maintenant ! On n’a pas le temps, faut faire vite ! Dépêche toi d’y croire parce qu’il faut que tu t’empresses d’agir.

L’Homme est faible:
Quand il croit être « juste distant », il est souvent « juste jaloux »
Quand il se croit obligé de donner un avis « cynique mais pertinent », il parle en réalité pour transcender son dépit de ne pas être aussi bon
Quand il n’ose pas réaliser ses rêves, il se dit et dit à autrui que c’est « parce qu’il a les pieds sur terre »…

Réveillez vous…]

Engage c’est s’obliger à rester en éveil.
Garder les yeux ouverts pour toujours être prêt à se renouveler.

En cas d’échec ? Plan b. En cas de trahison ? Faut se faire une raison. En cas de difficultés ? Faut persévérer. En cas de souffrance ? Il y a la résilience.

Personne n’évite cet iceberg qui cache le bonheur et qu’il faut pourtant apprendre à contourner pour arriver à ses rêves : le malheur.

Même si tout le monde y a droit, pas d’excuses. Engage !

Dans le film Invictus sorti en 2009 de Clint Eastwood, qui se concentre sur le contexte de la coupe du monde de rugby et explique l’une des stratégies politiques de Nelson Mandela fraîchement élu, un dialogue métaphorique (entre lui et le capitaine de l’équipe d’Afrique du sud de rugby) m’a frappée:
Nelson Mandela:  – « Comment va votre cheville ? »
François Pienaar: – « À vrai dire, on joue toujours plus ou moins blessé »

Demande à Zlatan Ibrahimovic si ses blessures (août 2014, septembre 2015, mai 2016 entre autres) l’ont empêché de marquer ses 156 buts au PSG et de devenir ainsi le meilleur buteur de ce même club…

On peut déjà se consoler et se résilier avec des mots de William Henley par exemple.
En tout cas, moi, après les avoir entendus pour la première fois en 2006, Henley m’a motivée jusqu’aujourd’hui:

INVICTUS

Dans la nuit qui m’environne
Dans les ténèbres qui m’enserrent
Je loue les dieux qui me donnent
Une âme à la fois noble et fière

Prisonnier de ma situation
Je ne veux pas me rebeller
Meurtri par les tribulations
Je suis debout bien que blessé

En ce lieu d’opprobre et de pleurs
Je ne vois qu’horreur et ombres
Les années s’annoncent sombres
Mais je ne connaîtrai pas la peur

Aussi étroit que soit le chemin
Bien qu’on m’accable et qu’on me blâme
Je suis le maître de mon destin
Je suis le capitaine de mon âme

 

*flexion, touchez, stop, entrez!

écrit par Anaïs Antihéroïne.